les fayets de l’Oisans

Ils sont sûrement les premiers habitants de l’Oisans, des roches et des forêts, des torrents, des pâturages et des combes.

Tous différents et semblables, ils se déplacent en glissant, posés sur un <>, sans rien dire, un peu confus d’être entr’aperçus.

Ils nichent au creux des souches, des anfractuosités rocheuses ou des clapières, s’enroulent dans les écorces.

*troeuil : clé à foin

Certains sont en verticalité, d’autres ont des ailes. Chacun d’eux exprime un sentiment (tendresse, compassion,…), d’autres leur rôle social (la connaissance, la protection d’un bébé ou d’un trésor,…).

Ils se transmettent des connaissances en géologie, astronomie, herboristerie,…

Aux solstices, ils organisent des rencontres festives et sonores…

et des récits légendaires de l’Oisans

Le foulaton

« Le foulaton venait dans les écuries la nuit, il tressait les crinières des chevaux, les détachait. On ne voyait qu’une main passer sur le corps de la bête et tresser sa queue. »

Recueilli en 1959.

VAUJANY, VILLARD RECULAS et d’autres communes de l’OISANS.

Récit légendaire extrait de l’enquête commencée en 1954 sur les
traditions orales en Oisans et menée par Mr Charles JOISTEN,
ancien conservateur du Musée Dauphinois à GRENOBLE.

La « chauchevieille » croquemitaine

« La chauchevieille porte un grand drap blanc, elle a des cornes et des grandes dents. Elle attrape les enfants avec ses cornes et les place sur son dos. »

Recueilli en 1963 à Bourg-d’Oisans.

Récit légendaire extrait de l’enquête commencée en 1954 sur les traditions orales en Oisans et menée par Mr Charles JOISTEN, ancien conservateur du Musée Dauphinois à Grenoble.